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Il montre alors ce que le christianisme a dû ajouter de beauté à notre littérature classique. Il était socialement utile de relever et de remettre au premier rang les écrivains du siècle de Louis XIV, qui, dit-il, ne sélevèrent à une si haute perfection que parce quils furent religieux. Il parle fort bien de Pascal, de La Bruyère, de Bossuet, des orateurs chrétiens. En somme, dans cette deuxième et troisième parties, sans être, je crois, aussi profondément original que lexplique Faguet, il élargit et élève la critique littéraire par cela seul quil y introduit une vue générale, qui est une vue passionnée, et qui est une vue historique. Il la fait en même temps que dautres : car il était naturel que la peur ou simplement le dégoût de la Révolution amenât une réaction contre les écrivains qui semblaient lavoir préparée, et par conséquent, en faveur des écrivains du siècle précédent et en faveur de toute la littérature chrétienne ; et déjà linstinct de conservation avait rendu labbé Geoffroy, par exemple, fort clairvoyant et lui avait donné des vues dhistorien. La poésie des cloîtres, des cimetières, des cérémonies chrétiennes à limitation de Thomas Gray, par exemple, nétait pas non plus inconnue. Mais Chateaubriand avait pour lui son génie et la magie de sa phrase ; et on ne fit attention quà lui. Kléber fut assassiné au Caire, le 14 juin 1800, par un jeune fanatique appelé Soliman, qui le frappa de quatre coups de poignard. Kléber disparaissait le jour même où Bonaparte triomphait à Marengo.
Ces suppléances sont des impondérables, des incommunicables : motifs moraux, motifs de sentiment, motifs dexpérience, motifs de tradition, motifs dordre social : le moralisme de Vinet, le pragmatisme de James, la sociologie morale de Brunetière, lesthétique et le traditionalisme du Génie du christianisme. Bonaparte achève à peine de mourir. Puisque je viens de heurter à la porte de Washington, le parallèle entre le fondateur des Etats-Unis et lempereur des Français se présente naturellement à mon esprit ; dautant mieux, quau moment où je trace ces lignes Washington lui-même nest plus. Ercilla, chantant et bataillant dans le Chili, sarrête au milieu de son voyage pour raconter la mort de Didon ; moi, je marrête au début de ma course dans la Pennsylvanie pour comparer Washington à Bonaparte. Jaurais pu ne moccuper deux quà lépoque où je rencontrai Napoléon ; mais si je venais à toucher ma tombe avant davoir atteint dans ma chronique lannée 1814, on ne saurait donc rien de ce que jaurais à dire des deux mandataires de la Providence? Je me souviens de Castelnau : ambassadeur comme moi en Angleterre, il écrivait comme moi une partie de sa vie à Londres. A la dernière page du livre VIIe il dit à son fils : Je traiterai de ce fait au VIIIe livre, et le VIIIe livre des Passe maintenant, lecteur ; franchis le fleuve de sang qui sépare à jamais le vieux monde dont tu sors, du monde nouveau à lentrée duquel tu mourras. Consultez cette bibliographie succincte en langue française Ma mère navait cessé de désirer quon me donnât une éducation classique. Létat de marin auquel on me destinait ne serait peut-être pas de mon goût, disait-elle ; il lui semblait bon à tout événement de me rendre capable de suivre une autre carrière. Sa piété la portait à souhaiter que je me décidasse pour lEglise. Elle proposa donc de me mettre dans un collège où japprendrais les mathématiques, le dessin, les armes et la langue anglaise ; elle ne parla point du grec et du latin, de peur deffaroucher mon père ; mais elle me les comptait faire enseigner, dabord en secret, ensuite à découvert lorsque jaurais fait des progrès. Mon père agréa la proposition : il fut convenu que jentrerais ad collège de Dol. Cette ville eut la préférence parce quelle se trouvait sur la route de Saint-Malo à Combourg. : François Ier commanda de louvrir et salua les cendres immortalisées. Le vainqueur de Marignan laissa à la nouvelle tombe quil fit élever cette épitaphe : Tome I-II. Présentation des Œuvres complètes par Béatrice Didier. Préface de Chateaubriand Ladvocat, t XVI. Édition établie par Aurelio Principato et Emmanuelle Tabet. Essai sur les révolutions Ladvocat, t I-II. Édition établie par Aurelio Principato avec la collaboration de Laura Brignoli, Vanessa Kamkhagi, Cristina Romano et Emmanuelle Tabet 2009. 1376 p, relié, 15 x 22 cm. ; priait souvent ; elle me paraissait demi-chrétienne. Lautre chantait avec une voix de velours ; poussant à la fin de chaque phrase musicale un cri qui troublait. Quelquefois, elles se parlaient vivement : je croyais démêler des accents de jalousie, mais la triste pleurait, et le silence revenait. Nationales eurent lieu le 2 juillet après lélection du
sortit de ma bouche. Il se recueillit, il demanda des conseils à Celui qui conféra aux apôtres le pouvoir de lier et de délier les âmes. Alors, faisant un effort, il se prépare à me donner labsolution. Je naquis quand la patrie périssait. Trente mille Français vomis sur nos côtes, noyant le trône de la liberté dans des flots de sang, tel fut le spectacle odieux qui vint le premier frapper mes regards. Sélevait dans le ciel comme un pinceau. Ma dévote mère toute charmée, disait que sa fille lui représentait une chrétienne de la primitive Eglise, priant à ces stations appelées.