Rencontres Internationales Des Cinémas Arabes Marseille

A partir dun manuel datant de la révolution islamique, la réalisatrice apprend à lire et écrire le persan, sa langue maternelle. Derniers jours pour postuler à IRIS Sup, lécole de lIRIS rencontres internationales des cinémas arabes marseille Présentation des 4 Rencontres Internationales des Cinémas Arabes Samir dans la poussière évoque le cimetière de Sidi Amrou situé aux abords dune rivière sur les frontières algéro-marocaines, qui attire la population locale pour se recueillir sur la tombe dun Saint de la région. Lors de cette semaine cruciale, le président dAflam rêve de voir des salles mélangées, rassemblant cinéphiles, public populaire, et lycéens. Afin de doper sa fréquentation, le festival propose donc une dizaine de films têtes daffiches plus médiatiques comme de la saoudienne, du Français, et les œuvres récentes de cinéastes reconnus tels le Marocain et le Tunisien. Ils seront diffusés à la Villa Méditerranée, un lieu qui, dans sa quête de sens, a opportunément accepté dêtre la vitrine des Rencontres. Riches dun patrimoine cinématographique qui témoigne de leur histoire, les pays arabes ont tous développé une production cinématographique spécifique. Aflam souhaite donner une visibilité et un espace à ces cinémas peu connus à Marseille et dans la région pour favoriser une meilleure connaissance des cultures arabes et encourager les échanges autour des films réalisés au Maghreb, au Proche-Orient, et au sein des diasporas arabes. AFLAM vous accueille du 1er au 7 avril 2019 à loccasion de ses 6èmes Rencontres Internationales de Cinéma, à Marseille et en itinérance en région. distant ou distrait, la neutralisation de lhorreur. Il sagirait même dune forclusion au nom de laquelle le retour du réel scotomisé saccomplit non plus sur le mode du retour du refoulé mais Bienvenue dans la Maison des Basics. La décoration brute et boisée nous plonge dans lunivers naturel des matières utilisées par American Vintage. La sobriété des lieux sublime les palettes de couleurs propres à la marque. Les boutiques marseillaises sont une vraie parenthèse de douceur le risque didentifier son geste esthétique à certaines normes régissant la réalisation de films vidéo destinés aux musées dart contemporain, du plan u nique à sa durée sans faille soutenue en passant par la forte composition de son cadrage. Pourtant, Nadia TC : Cest une vaste question. Est-ce quil y aurait une ontologie du cinéma? Est-ce que le cinéma par définition pourrait être un instrument de cohésion sociale? Ça dépend de ce quon en fait. En tout cas le cinéma est apparu au XIXe siècle, presque en même temps que la démocratie. Cest un lieu déchange, convivial, où il y a un rapport entre lindividu et la masse qui est intéressante. Quand le film commence on est tout seul, et en même temps on est avec les autres. Cest quelque chose qui nexistait pas avant. Le cinéma permet de créer cette dynamique entre lindividu, avec un univers à lui, porté par des rêves, et le partage avec les autres. Cest très intéressant. Le cinéma est un art où après le film on va faire un débat, discuter. Ce rapport entre lémotion vécue et la réflexion est passionnant. Le cinéma porte donc les éléments de quelque chose qui pourrait effectivement aire avancer une société. Maintenant il faut mettre en place des stratégies pour cela. Aux films militants ou engagés? Les politiques cinématographiques appartiennent-elles aux États? Au marché? Ou bien à leur conjugaison perpétuellement renégociée? Sont-elles seulement subies rencontres internationales des cinémas arabes marseille Le texte que lauteur écrit lui-même pour le premier album est le suivant : Larmée française avait décidé que les autochtones devaient avoir une carte didentité française pour mieux contrôler leurs déplacements dans les villages de regroupement. Comme il ny avait pas de photographe civil, on me demande de photographier tous les gens des villages avoisinants : Aïn Terzine, Bordj Okhriss, Le Mezdour, le Meghnine, Souk el Khrémis. Jai ainsi photographié près de 2000 personnes, en grande majorité des femmes, à la cadence de 200 par jour. Dans chaque village, les populations étaient convoquées par le chef de poste. Cest le visage des femmes qui ma beaucoup impressionné. Elles navaient pas le choix. Elles étaient dans lobligation de se dévoiler et de se laisser photographier. Elles devaient sasseoir sur un tabouret, en plein air, devant le mur blanc dune mechta. Jai reçu leur regard à bout portant, premier témoin de leur protestation muette, violente. Je veux leur rendre témoignage. Mais larbitraire peut aussi se comprendre au niveau dun hiatus structural réaffirmant la différence genrée ou sexuée des points de vue, en même Et chaque retour à lalbum me hérissait, me faisait mal. Je ne pouvais dissocier la lecture de ces photos de lécho quelles éveillaient en moi de lanalyse faite par Fanon du rapport du colonisateur à la femme colonisée, dans LAn V de la révolution algérienne : Encore aujourdhui, en 1959, le rêve dune totale domestication de la société algérienne à laide des femmes dévoilées et complices de loccupant, na pas cessé de hanter les responsables politiques de la colonisation. Quelques pages plus loin, Fanon ajoutait : Chaque voile rejeté découvre aux colonialistes des horizons jusqualors interdits, et leur montre, morceau par morceau, la chair algérienne mise à nu Chaque nouvelle femme algérienne dévoilée annonce à loccupant une société algérienne aux systèmes de défense en voie de dislocation, ouverte et défoncée. Chaque voile qui tombe, chaque corps qui se libère de létreinte traditionnelle du haïk, chaque visage qui soffre au regard hardi et impatient de loccupant, exprime en négatif que lAlgérie commence à se renier et accepte le viol du colonisateur. Et plus durement encore : Dévoiler cette femme, cest briser sa résistance Volonté de mettre cette femme à portée de soi, den faire un éventuel objet de possession. rencontres internationales des cinémas arabes marseille Contact : Association des Rencontres cinématographiques de Salon de Provence Les humains furent nos parents, nos bergers, et finalement nos enfants obsolètes qui sommes-nous?